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4–6 minutes

Faim dévorante

Un pic d’excitation me traverse face Ă  ses provocations. La malice dans les yeux sĂ»rs d’Aubrey se change instantanĂ©ment en curiositĂ©.

Je sais pas si les miens ont rougeoyĂ© l’espace d’une seconde, ni s’il l’a remarquĂ©.

Peut-ĂȘtre bien que oui.

Il incline la tĂȘte sur le cĂŽtĂ©. Je sens le frison qui le parcourt, ses poils se hĂ©rissent. Une chose est sĂ»re, c’est pas juste l’effet de l’eau froide. Mais j’ai l’impression que sa surprise refait rapidement place Ă  l’excitation.

Cet humain-lĂ  m’a pas l’air con. Le scintillement incontrĂŽlĂ© de mes iris lui a peut-ĂȘtre bel et bien Ă©voquĂ© ma condition de crĂ©ature surnaturelle. Je suis Ă  peu prĂšs sĂ»r qu’il se demande en ce moment mĂȘme ce que je pourrais ĂȘtre. Le voir se remettre Ă  sourire, sans prendre ses jambes Ă  son cou, renforce tout l’intĂ©rĂȘt qu’il me suscite.

Mon Aubrey des Îles de Guadeloupe.

Si énigmatique.

Si appétissant.

AppelĂ© par la chaleur de son corps en rut, je patauge Ă  mon tour dans la flotte et avance jusqu’Ă  ce que ma poitrine soit dedans. J’irai pas plus loin.

Je sais nager, mais pas comme les humains. Alors j’ordonne :

— Viens ici.

Mon autoritĂ© le fait encore sourire, pas pour trĂšs longtemps. Je compte bien lui faire ravaler cet air confiant. Il nage vers moi sans contestation et s’arrĂȘte Ă  quelques centimĂštres de mon visage.

— Tu veux me montrer Ă  quel point t’es fĂ©roce ? souffle-t-il.

Son ton reste joueur. Ses yeux sombres ne quittent pas les miens. Je gronde et saisis machinalement sa mĂąchoire. Ses jambes puissantes s’enroulent autour de mes hanches en rĂ©ponse. Il manƓuvre pour plaquer son bassin et son buste contre mon corps, tendu par mon instinct de prĂ©dation. J’aime pas particuliĂšrement l’eau, mais sentir ma bite flotter dans le lĂ©ger courant qui caresse ma peau est agrĂ©able. AdditionnĂ© Ă  ça, l’attitude docile d’Aubrey achĂšve d’effacer l’irritation que soulĂšvent ses provocations incessantes. Au lieu de lui arracher la jugulaire d’un coup de crocs, je pose ma langue contre sa veine et la lĂšche.

Aubrey penche la tĂȘte pour me laisser faire, sa peau pulsant contre la mienne en battements rapides. En recherche d’Ă©quilibre, il entoure mes Ă©paules d’un bras avant de plonger sa main libre sous l’eau. LĂšvres pincĂ©es, il commence Ă  se branler. Son bassin s’active. Habile, il s’aligne de façon Ă  ce que mon sexe roule au milieu de sa raie poilue.

Je lĂąche son visage et empoigne ses fesses charnues Ă  pleines mains. C’est bien l’occasion durant laquelle je trouve la forme de ces deux membres supĂ©rieurs la plus utile. EmportĂ© par ses propres vapeurs, Aubrey cherche ma bouche et y enfonce sa langue. Je constate que mĂȘme sa salive est bonne. Il y manque pourtant un petit quelque chose. N’Ă©coutant que mon envie, je mordille sa lĂšvre infĂ©rieure et la fend.

Surpris par mon entaille, qu’il sait volontaire, Aubrey sursaute. Il ricane contre mes lĂšvres, mais ne s’Ă©carte pas. Le goĂ»t de son sang se mĂȘle Ă  notre Ă©change, le rendant encore plus savoureux. Je l’attire Ă©troitement contre moi et imite Ă  la perfection ses mouvements de langue hargneux. Puisque je le maintenant Ă  la surface, son bras quitte mes Ă©paules. Il immerge sa deuxiĂšme main et masse ma verge en la pressant entre ses fesses. DĂ©jĂ  bien dur, je gĂ©mis doucement dans sa bouche avant de m’en sĂ©parer.

— Assez jouĂ©.

Ma voix claque dans le calme de la nuit.

Je le repousse, seulement pour mieux le retourner, et le rattrape par la nuque d’une poigne ferme. Je le cambre, mais il parvient Ă  se dĂ©gager sans que je m’y attende.

Tout en nageant vers le bord, il se tourne vers moi. Comme si le sourire moqueur qu’il me lance suffisait pas, il lĂąche :

— Patience, le grand mĂ©chant.

V’lĂ  qu’il recommence Ă  me gonfler !

Je suis tentĂ© de plonger en avant et de l’enfoncer dans les rochers en reprenant ma forme originelle. Le frisson d’avant transformation me chatouille de corps. Aubrey fait bien de pas me lĂącher des yeux avant d’atteindre le bord de cette putain de riviĂšre. Il ne se retourne que pour sortir de l’eau. Distrait par les reflets de la faible lumiĂšre sur sa peau sombre et les gouttes qui ruissellent le long de son corps, je reste Ă  l’observer. Il s’en va fouiller dans ses vĂȘtements et me montre un petit carrĂ© que je contemple avec rĂ©ticence.

— Tu viens ?

Je ravale un grognement.

L’attachement des humains Ă  cet accessoire ridicule ne cesse de changer en fonction des Ă©poques. À mon humble avis, une espĂšce assez fragile pour tomber malade aprĂšs un banal coĂŻt mĂ©rite l’Ă©radication des plus faibles par sĂ©lection naturelle. M’enfin, en revenant dans l’eau se pencher contre un rocher de taille moyenne, jambes Ă©cartĂ©es et cul offert, mon humain intrĂ©pide me prĂ©sente aussi un argument qui dissuade de tergiverser.

Je le rejoins lentement, ralenti par la rĂ©sistance de la flotte autour de mes membres infĂ©rieurs. Quand il me sent arriver derriĂšre lui, il se retourne et m’accroche du regard.

— Approche, susurre-t-il. Je commence Ă  te cerner, tu dois ĂȘtre du genre Ă  dĂ©chirer les capotes avec tes dents.

Il baisse les yeux vers ma bite, sans attendre une autre rĂ©action de ma part que la coopĂ©ration. Son souffle chaud s’abat sur la peau de mon buste tellement on est proches. Je hume son odeur entĂȘtante et remonte les mains sur ses flancs. Il pompe un peu mon pĂ©nis, avant de le recouvrir de son morceau de plastique inutile. DĂšs que c’est fait, je le retourne et le penche Ă  nouveau. Il s’exĂ©cute, sans plus rĂ©sister.

Sage de sa part, parce que j’arrive Ă  bout de patience.

Ce soir, ces deux humains remonteront en voiture dans le plus grand des calmes, inconscients d'avoir frÎlé la mort

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RĂ©pondre Ă  12 | đ•»đ–”đ–˜đ–˜đ–ŠÌđ–‰đ–ŠÌ đ–†Ì€ 𝖒𝖎𝖓𝖚𝖎𝖙 – Daneesha Kat – Auteure MxM Annuler la rĂ©ponse.