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4–7 minutes

Possédé à minuit

[TW – rapport sexuel violent]

Cette fois, je m’assure de tenir ma chose imprĂ©visible pour qu’elle ne m’Ă©chappe plus. Peu importe que j’exagĂšre la force nĂ©cessaire.

Mes doigts s’enfoncent dans sa peau et ma queue dans ses chairs. Aubrey reste tranquille, je le pĂ©nĂštre jusqu’Ă  la garde. La substance grasse Ă  l’odeur infecte dont est badigeonnĂ©e sa foutue capote doit aider. Il grimace un peu de douleur, mais c’est seulement quand je commence Ă  le baiser que son corps se crispe et se remet Ă  bourdonner.

Son souffle et son rythme cardiaque s’emballent, leurs bruits plus lĂ©gers noyĂ©s sous le claquement sauvage de ma peau contre la sienne. Son sang cogne dans ses veines, son sexe contre l’intĂ©rieur ses cuisses. Aubrey contracte les mĂąchoires, les poings serrĂ©s sur la roche contre laquelle je le pilonne. Ses plaintes Ă©touffĂ©es me parviennent au milieu des remous bruyants de l’eau dans laquelle trempent nos jambes, mais Ă  aucun moment il ne proteste.

Certains humains prennent un malin plaisir Ă  ĂȘtre brutalisĂ©s. J’ai plus un seul doute quant au fait qu’il soit de ceux-lĂ .

Une fois ajustĂ© Ă  mes coups de reins, il se dĂ©tend. Son anus se relĂąche. Ma bite y glisse comme un croc dans de la chair bien juteuse et ses rĂąles de douleurs se changent en gĂ©missements. Je sens son ĂȘtre tout entier vibrer de plaisir Ă  chaque assaut.

Prenant appui sur le rocher, Aubrey cherche Ă  reprendre le contrĂŽle. Il bouge les hanches d’avant en arriĂšre, Ă  vive allure, et s’empale sur ma pine Ă  son propre rythme. Je l’attrape par la gorge et l’attire contre mon buste. Le nez derriĂšre son oreille, je le respire Ă  plein poumons et soupire :

— Tu te retiens de geindre mon nom. Je le sens.

Sa pomme d’Adam monte et descend dans le creux de sa main tandis qu’il dĂ©glutit. Puis il murmure d’une voix haletante :

— Je vais pas t’offrir ça en plus de mon cul. Tu vas devoir le mĂ©riter.

AgacĂ© par sa grande gueule, je le pousse une nouvelle fois et le retourne Ă  la volĂ©e. Il lĂąche un hoquet de douleur quand mon sexe se dĂ©loge de son anneau de chair. Je laisse pas l’occasion Ă  ce son de se transformer en cri. Mes doigts se referment contre sa gorge et je le plaque durement contre la pierre. Les siens s’enroulent autour de mon poignet dans une tentative vaine et me faire lĂącher prise.

Il se peut que mes yeux rougeoient encore furtivement. Cette manie de toujours rĂ©sister m’enrage ! Mais en mĂȘme temps, l’insubordination de cet humain aux os si frĂȘles m’excite.

À prĂ©sent, il doit avoir pigĂ© que je pourrais lui briser la nuque sans efforts. Pourtant, son attitude ne change en rien. Il continue Ă  me fixer d’un regard dĂ©fiant, un sourire au coin des lĂšvres pour appuyer son insolence.

Je suis pas venu avec l’intention de le crever ce soir, mais, si ça se produit, ce sera entiĂšrement de sa faute.

La main toujours serrĂ©e autour de son cou, je lui Ă©carte les jambes et me plante au milieu. AprĂšs avoir repositionnĂ© la protection le long de mon sexe, je recommence Ă  le sodomiser. Il grimace encore et se mord la lĂšvre. La violence de mes Ă -coups le secouent. Les frottements de sa peau sur le rocher dans son dos lui Ă©raflent l’Ă©piderme. Ceux de ma bite aggravent les microfissures dans ses chairs. L’odeur subtile de son sang flotte autour de nous, venant se superposer au parfum grisant de sa sueur et du fluide visqueux qui dĂ©gouline de son gland.

À mesure qu’il se branle, ses grognements s’intensifient et deviennent des gĂ©missements rĂ©jouit.

— Manman, Zendien, ou ka bay sa rùd.*

Je pige que dalle Ă  ce qu’il souffle entre ses dents. Il doit s’oublier Ă  parler sa langue rĂ©gionale. Cette sonoritĂ© Ă©trangĂšre envoĂ»tante m’excite encore plus. Elle donne une saveur plus brute au coĂŻt.

Je me penche vers son visage et lui lĂšche les lĂšvres avant de souffler :

— C’est bon ? Y’a assez de mĂ©rite Ă  ton goĂ»t ?

Les traits plissĂ©s de plaisir, il hoche la tĂȘte.

— Oui… T’arrĂȘtes pas, Khaleel.

L’entendre chuchoter mon prĂ©nom d’une voix si suave n’est qu’une infime satisfaction.

Je veux le soumettre totalement. Le faire souffrir, au moins autant que je le fais jouir. Alors mes assauts ne faiblissent pas. Je le tamponne jusqu’Ă  ce que son corps se tende Ă  nouveau. Sa respiration se hache, son abdomen se contracte, ses testicules se resserrent… Il arque le dos et rejette la tĂȘte en arriĂšre, les doigts crispĂ©s autour de sa verge. Et son sperme jaillit enfin, en plusieurs petites giclĂ©es translucides qui coulent ensuite sur sa main.

L’Ă©cho de mes derniers coups de bassin rĂ©sonne sĂšchement dans l’air. Je me retire et me dĂ©barrasse du bout de plastoc souillĂ© avec une grimace de dĂ©goĂ»t.

Sa sensation collante et ses crissements étaient aussi désagréables que son odeur chimique.

Mon regard revient vite sur Aubrey, que je tiens toujours en position. Son cƓur continue une course effrĂ©nĂ©e, et sa poitrine se soulĂšve Ă  un rythme tout aussi irrĂ©gulier, mais ses muscles se relĂąchent. La fatigue s’abat sur son visage, le rendant inexpressif. Ses jambes ramollissent et se desserrent de mes hanches. Je parie qu’il s’Ă©croulera dans l’eau si je le lĂąche.

Manquerait plus qu’il se chope une infection.

Poussant un soupir blasĂ©, je lui soulĂšve le bras. Je charge son corps engourdit sur mon Ă©paule sans plus y rĂ©flĂ©chir et le porte aisĂ©ment hors de l’eau.

ArrivĂ© au bord, je le dĂ©pose Ă  mĂȘme le sol et me casse aussi sec. Il est complĂštement HS, il me servira plus Ă  rien cette nuit. Ni celles qui viennent.

Je m’Ă©loigne alors de la riviĂšre sans me retourner, un sourire victorieux aux lĂšvres. La satisfaction de savoir que l’humain se rappellera longtemps de mon passage me tire un frisson. Je m’Ă©broue machinalement, m’Ă©tire un peu et saute derriĂšre un arbuste.

Quelques secondes plus tard, j’arpente de nouveau la Terre sous ma vraie forme et me fond dans l’ombre.

Il me faut une bonne balade pour calmer ce qu’il me reste d’excitation avant mon retour en Enfer.

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Traduction idiomatique : « Putain, t’y vas fort » – dans ce contexte, la remarque est apprĂ©ciative et encourage Ă  continuer. « Zendien » est le surnom que les GuadeloupĂ©ens donnent Ă  tous les mecs typĂ©s indiens.

Ce soir, ces deux humains remonteront en voiture dans le plus grand des calmes, inconscients d'avoir frÎlé la mort

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